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Crédit photo : NASA; Catherine Schröder/Université de Strasbourg

Le 18 février prochain à 15h01 GMT (16h01 heure française), le lanceur de Space X enverra depuis la Floride des micro-organismes préparés par un laboratoire de l’Université de Strasbourg vers la Station spatiale internationale. Objectif de cette mission : évaluer le potentiel de vie sur Mars.

LInternational Space University (Université internationale de l’espace, implantée au Parc d’innovation d’Illkirch-Graffenstaden) et notamment son directeur de la recherche l’ancien spationaute Jean-Jacques Favier sont à l’origine de ce projet en collaboration entre autres avec l’unité mixte de recherche CNRS/Université de Strasbourg, la NASA, Airbus Defense and space et la société Space X, tout cela grâce au soutien de l’Eurométropole de Strasbourg. La mission s’appelle MMARS1.

La mission MMARS1 décolle bientôt pour l'espace

Tout part d’un constat : des traces de méthane ont été récemment décelées par le robot Curiosity à la surface du sol martien. Or le méthane peut provenir de deux origines : soit une décomposition des roches du sous-sol soit une émission provenant d’organismes vivants. La présence de méthane sur Mars renforcerait donc l’hypothèse de l’existence de la vie sur la planète rouge.

L'expérience consiste premièrement à placer sous vide des micro-organismes vivants unicellulaires, en l’occurrence des archées, et à les exposer aux conditions extrêmes de l’espace. Ces organismes, cultivés à l’Université de Strasbourg ont été déposés dans des petites boîtes fermées de manière hermétique et introduites dans un cube bardé de capteurs, avant de commencer leur grand voyage vers le cosmos. Le colis décollera pour l’espace intersidéral et la Station spatiale internationale (ISS) où il devrait être réceptionné par le spationaute français Thomas Pesquet avant d’être installé à demeure. Il faudra ensuite patienter un long mois avant le retour sur terre du cube et les premiers constats et presque trois mois avant des conclusions scientifiques étayées. Si, pendant leur mission, les micro-organismes ont produit du méthane, ce sera une preuve de plus en faveur de l’hypothèse d’une potentielle vie sur Mars.

L’Eurométropole de Strasbourg et l’ISU seront présents lors du décollage

L'Université a conditionné les organismes qui ont été acheminés par les techniciens d’Airbus à destination des Etats-Unis fin janvier 2017. Le samedi 18 février, à 16h00 (heure de Paris) la boîte contenant les micro-organismes décollera vers l’ISS. L’Eurométropole de Strasbourg apporte un soutien de 85 000 euros à l’expérience. Nicolas Matt, Vice-Président de l’Eurométropole de Strasbourg en charge de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, se rendra à Cap Canaveral (base de lancement en Floride) afin d’assister au décollage de la fusée. Il sera accompagné de Jean-Jacques Favier, porteur du projet pour l’ISU.

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