Oslo, Manchester puis Strasbourg, Stéphanie a sillonné l’Europe pour ses études avant de décider de poser ses valises à Strasbourg.

La vie étudiante en Europe

Vous avez décidé de poursuivre vos études supérieures à Strasbourg, pourquoi ce choix ?

Bien que j’aie grandi dans un milieu franco-norvégien à Oslo, je n’avais jamais envisagé de m’installer en France avant de connaître Strasbourg. Je suis tout de suite tombée sous le charme quand j’ai découvert la ville en 2012. C’est une ville verte, à taille humaine, très dynamique, avec un patrimoine riche, à l’image d’une petite capitale. Elle mérite tout à fait son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Après un an d’études de traduction au Royaume-Uni, je me suis renseignée sur les formations proposées à Strasbourg. Le programme d’anglais de l’Université de Strasbourg est très complet, avec une palette d’options très intéressantes en traduction et langues étrangères.

Si mon choix n’a pas été guidé que par le charme de la ville et l’offre universitaire, il m’a aussi permis de rejoindre mon compagnon originaire de Strasbourg. Et j’ai eu la chance d’être accompagnée par l’équipe du département d’anglais tout au long du processus de transfert de mon dossier. Cela m’a grandement facilité la vie.

Le choix de s’installer à Strasbourg

Strasbourg, ville étudiante

Comment avez-vous été accueillie à Strasbourg ?

Comme Oslo, Strasbourg est une ville universitaire où les étudiants constituent plus de 10 % de la population. Cela crée une énergie positive qui m’a toujours plu. Lors de ma toute première visite, les étudiants fêtaient la fin de leurs partiels et j’ai été frappée par l’effervescence qui animait le centre-ville et les quais à cette occasion.

L’emplacement géographique de Strasbourg fait d’elle une ville très internationale qui attire un grand nombre d’étudiants étrangers. Les gens y sont ouverts et intéressés, je me suis tout de suite sentie à l’aise.

Mes camarades et les enseignants de la Faculté des langues ont été très accueillants et m’ont aidée à m’adapter au système universitaire français. J’y ai noué des amitiés et des relations professionnelles qui durent encore aujourd’hui.

Parlez-nous de la vie étudiante à l’université ?

La vie associative est très active et il y a énormément de choses à découvrir dès la pré-rentrée, sur le campus et à l’Agora de l’université : des amicales de filières (par exemple LAMAS (L’Amicale d’Anglais de Strasbourg), des associations politiques, culturelles ou autres.

La carte Culture rend la vie culturelle accessible aux étudiants, dans toute l’Alsace. Elle permet l’achat de places de cinéma et de spectacle à petits prix et propose des entrées gratuites dans de nombreux musées de la région. C’est particulièrement avantageux pour profiter d’offres culturelles qui seraient difficilement abordables en temps normal, comme l’Opéra du Rhin.

Mais ce qui a été le plus précieux pour moi, qui ai connu des environnements où l’enseignement se fait presque uniquement en cours magistraux, c’était l’occasion de faire connaissance avec les autres étudiants grâce au travaux dirigés en petits groupes.

Après avoir connu d’autres grandes écoles, quels sont les avantages de la vie étudiante à Strasbourg ?

L’université est très bien située ; Strasbourg est une smart city qui porte bien son slogan de ville des 10 minutes. Mes anciens campus étaient plus excentrés, alors qu’ici les deux campus (historique et Esplanade) sont très proches du centre et facilement accessibles en transports en commun ou en vélo. En outre, les quartiers environnants sont toujours animés, avec un large choix de cafés, bars, restaurants… pour se retrouver entre amis. Mais si on préfère se mettre au calme, on n’est jamais bien loin d’un parc, d’une bibliothèque ou même d’un musée.

La bibliothèque Nationale Universitaire (BNU) de Strasbourg

Crédit : Geneviève Engel

5 ans après : la vie à Strasbourg

Vous avez à présent fini vos études, comment s’est fait votre choix de rester à Strasbourg ?

Aujourd’hui, c’est l’amour qui me retient à Strasbourg : j’ai épousé celui qui était mon compagnon, nous nous sommes installés dans une maison dans une commune de la première couronne et nous disposons d’une réelle qualité de vie.

La présence de ma belle-famille et de mes amis me fait oublier le mal du pays qui me rattrape parfois. Aujourd’hui, je suis chez moi à Strasbourg. Et pour boucler la boucle, je viens d’accepter un poste à l’Université de Strasbourg : à partir de la rentrée prochaine, j’aurai la chance d’y enseigner ma langue maternelle au sein du département de langues scandinaves.

En vivant à Strasbourg, mon mari et moi avons pu assister à l’évolution de la ville en quelques années. On voit non seulement de nouveaux quartiers se créer, mais aussi d’anciens quartiers se renouveler et se réinventer, tout en conservant leur patrimoine architectural. La piétonisation de certaines rues a entièrement changé l’atmosphère (je pense notamment au quai des Bateliers et ses nouveaux pontons sur l’Ill), la ville s’ouvre de plus en plus au street-art, de nouveaux concepts de restaurants, bars et cafés émergent…

De l’envie de redécouvrir Strasbourg, d’être un peu comme des touristes dans notre propre ville et de partager nos explorations et nos flâneries sont nés le blog et le compte Instagram Strafari (@strafari). Ce projet partagé avec mon mari a pour objectif de proposer de nouvelles découvertes aux Strasbourgeois, d’encourager les touristes à sortir des sentiers battus et surtout d’inciter les voyageurs de tous horizons à venir à Strasbourg.

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C’est vraiment une ville qui mérite d’être mieux connue !